Sommaire du numéro 5

Alternatives Internationales Hors série n° 5automne 2007 L'état de la mondialisation 2008

 

Editorial

Dossier - Le grand marché : état des lieux

  • Le commerce mondial continue à croître bien plus vite que la production, son effet d'entraînement étant très variable suivant les régions du monde et les pays. Le Nord domine largement ce commerce. Si l'Europe apparaît comme le premier pôle commerçant du monde, c'est surtout grâce à l'intensité des échanges intra-européens. Mais la Chine est la puissance montante, exportant et important d'abord, comme les pays riches, des produits manufacturés. Ce qui ne l'empêche pas de peser lourdement sur les prix des matières premières par la masse de ses importations de pétrole, de cuivre, de coton, de ca (…)
    Acheter le document
  • Les Etats-Unis sont le deuxième exportateur mondial de biens et le premier exportateur de services, mais, pour un PIB (produit intérieur brut) 2005 de 12 456 milliards de dollars (et 2006 de 13 244), contre 2 792 (2 897 en 2006) pour l'Allemagne, les taux d'exportations ne sont pas les mêmes. Ils s'élèvent à 10,1 % pour les Etats-Unis, 40 % pour l'Allemagne, 37 % pour la Chine. Certains pays ont des taux très élevés, voire supérieurs à 100 %, car leurs grands ports sont des plates-formes réexportatrices (Hong-Kong, Singapour, Rotterdam, Anvers). Les chiffres sont également biaisés par les jeux (…)
    Acheter le document
  • Le commerce intra-européen représente à lui seul 31 % du commerce mondial : l'Union européenne est de loin l'espace le plus intégré. Au-delà, l'essentiel du commerce se déroule entre les trois grands pôles dominants qui échangent principalement des produits manufacturés. Les autres espaces exportent surtout des produits de base, et d'abord du pétrole et des minerais : l'exportation de produits énergétiques domine non seulement les échanges du Moyen-Orient mais aussi ceux de la CEI (ex-Union soviétique) et de l'Afrique. L'exportation de produits agricoles intéresse davantage l'Amérique latine. (…)
    Acheter le document
  • Les termes de l'échange - rapport entre la valeur unitaire des exportations et la valeur unitaire des importations -, qui se sont globalement dégradés dans l'ensemble des pays en développement entre 1980 et 2000, passant de l'indice 117 à l'indice 100, dépendent largement, pour chaque pays, de la nature des exportations et plus encore de leur diversité. Jusqu'en 2003, la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) proposait un indice de concentration entre 0 et 1, l'indice étant d'autant plus faible que les exportations étaient diversifiées : il était en 2003 de 0 (…)
    Acheter le document
  • L'Europe et l'Asie misent beaucoup plus sur les échanges que les Etats-Unis : la carte des grands ports l'illustre à nouveau. Les pays du Sud sont largement délaissés. La carte souligne aussi fortement le boom des importations et des exportations chinoises (Chine+Hong-Kong =7,7% des exportations mondiales en 2005). Les principaux ports de conteneurs traduisent la vitalité du commerce des produits manufacturés en Asie orientale. Les grands ports semblent confirmer la " métropolisation " du monde où quelques grands centres urbains concentrent les activités au détriment de leur périphérie. Pourta (…)
    Acheter le document
  • Le commerce des services représente 19,2 % des échanges mondiaux alors même que ce secteur avoisine 60 % du PIB mondial, une grande partie des services produits étant des services de proximité qui ne peuvent, de ce fait, s'exporter. Cependant, la croissance des échanges de services dans le monde est d'environ 10 % par an depuis 2000, de même niveau que la croissance moyenne des échanges de biens. Dans les pays de l'OCDE, qui représentent 76 % des exportations de services dans le monde, ce sont celles des " autres services ", en particulier informatiques et d'information (+16,5 % par an en 2000 (…)
    Acheter le document
  • Si l'Europe a divers points forts, notamment grâce aux performances anglaise et irlandaise dans les services financiers et d'assurance, ainsi qu'à la performance française dans les services de BTP, la faiblesse par rapport à l'Amérique du Nord (essentiellement les Etats-Unis) éclate dans le domaine de la propriété intellectuelle et industrielle, faiblesse que l'on retrouve dans les services culturels et les redevances-licences, liées à l'intensité de la recherche-développement (les Etats-Unis déposant trois fois plus de brevets par habitant que l'Union européenne).
    Acheter le document
  • La libéralisation des échanges pilotée par l'OMC connaît des limites et n'est pas synonyme d'équité. D'après le rapport sur le commerce et le développement 2006 de la Cnuced, les plus fortes réductions de barrières ne concernent pas les produits qui intéressent le plus les pays en développement, bien au contraire. Et au-delà des chiffres généraux qui soulignent la réticence des pays riches à réduire leurs droits, la pratique des pics tarifaires constitue une barrière supplémentaire qui s'ajoute aux autres barrières comme les mesures de soutien interne et, dans une moindre mesure, les subventio (…)
    Acheter le document
  • Commerce international : terme utilisé couramment pour les exportations et importations de marchandises (les biens). Mais aujourd'hui, les statistiques internationales y incluent les services commerciaux. Sans autre précision, le commerce (ou échanges) est, en principe, la somme des exportations et importations.
    Acheter le document

Commerce mondial : le conflit des ambitions

Dossier - La prolifération des menaces : état des lieux

  • Deux grands types d'affrontements se sont (presque) éteints cette dernière décennie : les conflits interétatiques et ceux liés à la guerre froide. En revanche, les conflits intérieurs ont fortement crû en nombre jusqu'au milieu des années 1990, pour décroître au début du XXIe siècle. Parmi ces conflits intérieurs, ceux qui ont une dimension internationale tendent aujourd'hui à augmenter.
    Acheter le document
  • En 2006, les conflits internes, même s'ils ont décru, restent très nombreux (158) et près de la moitié d'entre eux (77) sont d'un niveau moyen ou élevé de violence. Les populations en pâtissent durement, et les chiffres fournis par le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l'ONU (HCR) en témoignent. Les ressources sont à l'origine de 52 de ces conflits. Mais en fait, les causes sont souvent multiples. Au Darfour - où il y a 2,2 millions de personnes déplacées -, le Pnud explique : " La croissance démographique exponentielle et le stress environnemental [dégradation des sols, désertification] q (…)
    Acheter le document
  • Même si le terrorisme islamiste cherche à porter le fer contre les populations du Nord, ce sont d'abord celles du Sud qui sont victimes de son action comme pour les autres conflits. Le Nord intervient soit directement (Irak, Afghanistan), soit par ventes d'armes interposées, lui qui reste de très loin - et en particulier les Etats-Unis - le premier fabricant et vendeur d'armes.
    Acheter le document
  • Les puissances nucléaires sont les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus les trois pays n'ayant pas signé le traité de non-prolifération (Inde, Pakistan, Israël) conclu en 1968 et celui qui en est sorti (Corée du Nord). Mais les pays en capacité de s'équiper - à échéance plus ou moins proche - sont bien plus nombreux. Le cas iranien est au coeur du débat actuel. Certains pays ont renoncé et préfèrent tenter de construire des espaces dénucléarisés au moyen de traités régionaux, signés également par les puissances nucléaires qui s'engagent à ne pas y faire séjourner leurs arme (…)
    Acheter le document
  • Les conventions mises en place ont le mérite d'exister. Leur efficacité est cependant limitée, d'autant plus que certaines armes sont relativement faciles à fabriquer ou à acquérir. Enfin, dernières en date des armes qui atteignent les non-belligérants : les bombes à sous-munitions, pour l'interdiction desquelles des discussions se sont engagées à Oslo début 2007, mais sans aboutir jusqu'à présent.
    Acheter le document
  • L'ONU intervient dans un tiers des conflits, les plus importants. Et des organisations régionales, comme l'Union africaine et la Communauté des Etats indépendants, envoient des missions de paix dans leurs voisinages respectifs.
    Acheter le document
  • conflit de faible intensité : conflit latent se manifestant par des positions a priori inconciliables, ou conflit manifeste quand s'exercent des agressions verbales, des menaces de recours à la violence, des sanctions économiques.
    Acheter le document
  • L'Iran se vit comme une citadelle assiégée par les Etats-Unis présents en Irak et en Afghanistan. Mais aussi par l'islamisme sunnite qui pourrait conquérir le Pakistan voisin, doté de l'arme nucléaire.
    Acheter le document
  • Plus de 2 millions de déplacés vivent de secours internationaux. La faible force d'interposition africaine doit être remplacée par l'Unamid (26 000 hommes), force mixte de l'ONU et de l'Union africaine.
    Acheter le document

Nouveaux conflits : l'ère du risque

Dossier - La croissance des inégalités : état des lieux

  • Les grands indicateurs peinent à rendre compte du bilan social de la mondialisation. Les données mondiales, tant en PIB (produit intérieur brut) par habitant qu'en IDH (indice de développement humain), soulignentsurtout la performance globale des pays riches, ainsi que des deux géants démographiques, la Chine d'abord et, dans une moindre mesure, l'Inde. Les données par grands espaces continentaux mettent en évidence la réussite de l'Asie orientale - à nuancer par pays ! - et l'échec africain. Mais pour approcher la réalité vécue par les populations, il faut pénétrer dans les différents pays. L (…)
    Acheter le document
  • L'indice de développement humain (IDH) présente les gagnants - pays de l'OCDE, pays de l'Asie orientale - et les perdants : Afrique subsaharienne, Etats arabes. La carte du PIB par habitant souligne aussi les différences de richesse à l'intérieur des continents. La très forte croissance démographique depuis trente ans dans plusieurs régions accroît les difficultés de développement.
    Acheter le document
  • En Asie orientale, l'évolution du PIB/hab. par pays révèle d'importantes faiblesses. Si depuis 1975, celui de la Chine est passé de moins de 5 % à plus de 20 % de celui de l'OCDE, la performance de l'Indonésie est beaucoup plus modeste et les Philippines, étranglées par la crise de la dette du début des années 1980, ont vu l'écart se creuser.
    Acheter le document
  • Si dans les pays à faible revenu (par habitant), la croissance a tout de même relativement bien profité aux plus défavorisés, ce n'est pas le cas dans les pays à revenu moyen. Quant aux deux géants en plein essor, l'impact (moyen) est fort en Chine, bien plus faible en Inde, sur fond de population massivement pauvre à l'origine. Une seule conclusion : l'impact social de la croissance n'a rien d'automatique.
    Acheter le document
  • Il y a bien un modèle inégalitaire sud-américain. Mais les inégalités sont fortes dans des espaces très variés : aux Etats-Unis comme en Afrique du Sud. Des données plus fines de la Banque mondiale signalent aussi des évolutions : ainsi le Brésil, champion des inégalités, les a réduites légèrement entre 1990 et les années 2000, alors qu'elles ont augmenté en Argentine et au Chili.
    Acheter le document
  • Dans son dernier rapport 2006 sur le développement humain, le Pnud a voulu montrer la fragilité des indicateurs globaux à travers ces remarquables données. On se doutait des écarts d'IDH (indice de développement humain) entre les villes et les campagnes, entre les régions, entre les groupes ethniques. Mais on ne s'attendait peut-être pas à des écarts aussi considérables : en Chine, dans le Gansu (Nord-Ouest) comme dans le Guizhou (Sud-Ouest), l'IDH rural est au niveau de celui des pays les moins avancés. Alors qu'au Kenya, Nairobi est au niveau de la Turquie, la région du lac Turkana (Nord-Oue (…)
    Acheter le document
  • Les délocalisations sont difficiles à chiffrer. Dans " Les perspectives économiques mondiales " (avril 2007), le Fonds monétaire international (FMI) se concentre sur les biens achetés par les industries de transformation et les services. Dans ces secteurs, les produits issus de délocalisations représentent une part certes plutôt décroissante, mais considérable, des importations des pays les plus riches. On peut les lier, pour ce qui est de l'emploi, à l'importance du personnel à l'étranger des firmes transnationales qui ont implanté des activités délocalisées dans un autre pays. Pour autant, t (…)
    Acheter le document
  • Si les principaux pays d'accueil sont au Nord, huit pays du Sud font partie des vingt premiers pays d'immigration. En pourcentage de la population totale, les migrants sont particulièrement nombreux dans certains pays pétroliers. La carte fait clairement apparaître des phénomènes d'attractivité régionale en Amérique latine comme en Afrique ou en Asie centrale : migrations économiques et migrations pour fuir, les conflits se superposent souvent. Quant aux Etats-Unis, toujours terre importante d'immigration, ils connaissent une forte diversification de l'origine des flux migratoires avec une mon (…)
    Acheter le document
  • Les déséquilibres Est-Ouest apparaissent ici clairement. Mais il n'y a pas pour autant déplacement massif de population. Seule l'Allemagne connaît une forte immigration d'Europe de l'Est (35 % de son immigration en 2003). Ce pays est aussi une terre privilégiée d'immigration turque.
    Acheter le document
  • Les " objectifs du millénaire " ne seront pas atteints par de nombreux pays dans plusieurs domaines. L'absence de données pour de nombreux pays est révélatrice. L'Afrique subsaharienne cumule les retards et le sida y fait toujours des ravages. L'explosion urbaine rend encore plus difficile la lutte contre la précarité de l'habitat, l'accès à l'eau potable et à un minimum d'hygiène.
    Acheter le document
  • IDH (indice de développement humain) : de 0 à 1 (meilleur développement), il tient compte du PIB/habitant en PPA, de l'espérance de vie et du niveau de scolarisation.
    Acheter le document
  • Les diasporas peuvent jouer un rôle majeur dans leur pays d'origine en investissant (émigrés indiens, chinois) ou en envoyant à leurs familles des fonds qui sont utilisés, à 80 voire à 90 %, pour la consommation quotidienne - et qui sont donc plus un facteur de lutte contre la misère que de développement.
    Acheter le document

Mutations sociales : le choc des repères

Dossier - Tension sur les ressources : état des lieux

  • Le constat fait la quasi-unanimité dans la communauté scientifique : un réchauffement climatique accéléré est en marche, dû directement à l'émission par l'humanité de gaz à effet de serre. Avec des conséquences déjà sensibles en terme de dérèglements climatiques, de désertification, de ressources en eau. L'air, l'eau, la terre, les ressources du vivant sont aujourd'hui atteintes par l'activité humaine. Pour reprendre une métaphore économique, les hommes ne vivent plus seulement sur les intérêts, mais entament leur capital naturel.
    Acheter le document
  • Des experts, tablant sur un changement climatique important fortement probable, cherchent à en anticiper les effets, en particulier dans les régions déjà pauvres et vulnérables. Des centaines de millions de paysans risquent de pâtir du développement insoutenable d'autres parties du monde.
    Acheter le document
  • Selon les experts de l'ONU, seules des mesures drastiques de réduction des émissions pourraient limiter l'augmentation de la température à 2 degrés.Elle serait de presque 4 degrés en 2100 si rien n'est fait. La hausse s'est amorcée timidement (quelques dixièmes de degré) au début du XXe siècle et décolle depuis une trentaine d'années. Depuis 1979, les images et mesures par satellite permettent d'avoir une vue globale du réchauffement, à la fois au sol et en altitude. Hormis dans l'est du Pacifique, dans les mers du Sud et en Antarctique, le réchauffement est général, particuliè­rement marqué a (…)
    Acheter le document
  • Saisissant schéma qui cherche à résumer les origines des émissions. L'énergie est à l'origine de la plus grande partie des émissions de CO2, en particulier à travers le transport routier, l'électricité et le chauffage pour les bâtiments. Parmi les industries, celle de la production et du raffinage des hydrocarbures ainsi que plus généralement toute la chimie sont particulièrement polluantes. Quant à l'usage du sol, la déforestation est particulièrement dévastatrice. L'agriculture, elle, pollue surtout par l'émission de méthane et d'oxyde d'azote. Face à ce modèle de développement, le protocole (…)
    Acheter le document
  • La consommation inconsidérée d'eau et le réchauffement climatique aggravent les inégalités d'accès au précieux liquide. Un Américain consomme en moyenne deux fois plus qu'un Français, lequel consomme six fois plus qu'un Ghanéen. Parmi les hommes vivant en dessous du seuil de pauvreté en eau, beaucoup habitent des pays où cette ressource ne manque pourtant pas.
    Acheter le document
  • " Créée par le WWF en 1999, l'empreinte écologique mesure la pression qu'exerce l'homme sur la nature. C'est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets. Elle s'exprime en unité de surface : chaque humain dispose de 1,8 hectare pour sa consommation personnelle. Or, nos modes de production et de consommation dépassent de 30 % les capacités des ressources naturelles à se renouveler et à absorber les pollutions. Il existe d'énormes disparités entre les pays : alors qu'un Américain "con (…)
    Acheter le document
  • Biodiversité : dynamique des interactions dans des milieux en changement. On distingue la diversité écosystémique (les milieux), la diversité spécifique (les espèces) et la diversité génétique.
    Acheter le document
  • Déforestation et désertification, atteintes à la biodiversité, surpêche : il n'y a pas que les restes fossiles qui sont surconsommés mais aussi les ressources vivantes. La chute de la biodiversité est souvent liée à la destruction des forêts, en particulier en zone équatoriale. La " liste rouge " de l'IUCN (The World Conservation Union) recense avec précision, année par année, toutes les espèces menacées.
    Acheter le document

Environnement : la mobilisation, enfin

Dossier - Une planète sans pilote : état des lieux

  • La notion même de gouvernance, en particulier sur le plan économique, suppose une organisation des relations internationales qui ne soit pas du seul ressort des Etats - ce qui est le cas dans toute économie de marché ! Mais depuis les années 1980, la vague libérale a amoindri fortement le rôle économique des pouvoirs publics au profit des acteurs privés bien plus que des organisations internationales. Celles-ci, dominées par les pays les plus riches, ont perdu de leur efficacité et de leur légitimité, surtout aux yeux des pays émergents.
    Acheter le document
  • Le déficit de la balance courante des Etats-Unis dépasse les 800 milliards de dollars en 2005 et atteint 860 milliards en 2006. La dette extérieure, elle, dépasse les 3 000 milliards de dollars fin 2005 : les Japonais en détiennent alors 23 %, les Chinois 8 %, dépassant désormais les Anglais (6 %). Source : Department of the Treasury
    Acheter le document
  • " Depuis 2000-2001, la Chine est arrivée sur pratiquement tous les marchés. Aujourd'hui, sur tous les produits (métaux, cuivre, zinc, nickel, aluminium), ce pays est devenu le premier importateur mondial à hauteur de 20 à 30 % ", explique Philippe Chalmin (directeur de Cyclope). Il est notamment le premier importateur de minerai de fer (voir ci-contre). C'est aussi le pays qui a connu la plus forte hausse de ses importations de pétrole. Ce puissant client a ainsi des liens particuliers avec ses fournisseurs, comme on le voit en Iran et au Soudan. Mais d'autres pays émergents jouent aussi un rô (…)
    Acheter le document
  • La plupart des Etats ont remboursé leurs dettes au FMI et ne veulent plus dépendre de lui. Le nombre d'accords commerciaux bi- ou multilatéraux, en forte croissance, mine l'OMC depuis sa création. La Banque mondiale finance moins de projets. La BRI peine à imposer, surtout aux Etats-Unis, des règles prudentielles aux banques. Quant à l'OCDE, elle ne joue qu'un rôle de documentation, d'audit et de conseil (voir Alternatives économiques n° 259, juin 2007, " Une mondialisation en panne de régulation ").
    Acheter le document
  • Seule l'UE offre un exemple de gouvernance régionale partielle. Les échanges à l'intérieur de la zone sont nettement supérieurs aux échanges avec l'extérieur. Sans compter les autres formes d'intégration, à commencer par la zone euro. La zone de l'Alena peut paraître relativement intégrée ; mais c'est un ensemble très déséquilibré, où s'exprime d'abord la domination américaine : 88 % des exportations mexicaines et 85 % des canadiennes vont à l'Alena, contre 36 % des exportations des Etats-Unis. Quant à l'Asean, 25 % des exportations sont intrazones. Dans le Mercosur, 13 % des exportations et 2 (…)
    Acheter le document
  • En mai 2007, Toyota a 52 filiales dans 26 pays et vend ses véhicules dans plus de 170 pays. Son centre décisionnel ainsi que 60 % de la production restent au Japon mais il rapproche ses centres de production de tous les marchés. En Asie, une production intégrée conduit Toyota à fabriquer des pièces de direction et de moteur en Chine, de transmission en Chine, en Inde, aux Philippines, des blocs-moteur en Thaïlande. L'entreprise installe aussi des centres de recherche (technique et design) dans les trois pôles de la Triade : Amérique du Nord, Europe occidentale et Asie-Pacifique. (Source : Toyo (…)
    Acheter le document
  • La gouvernance financière mondiale n'existe pas : les acteurs privés agissent en fonction de leurs intérêts, se réfugient en masse dans les paradis fiscaux par lesquels transite une part importante de la finance mondiale. La multiplication des produits financiers rend opaques les stocks et les flux, pour les financiers eux-mêmes. Lors de la crise immobilière américaine, les banques centrales ont cependant joué le rôle de prêteur en dernier ressort.
    Acheter le document
  • Les agences de notations, en valorisant puis en sanctionnant brutalement certains fonds spéculatifs à haut rendement et haut risque, jouent les apprentis sorciers. Il faut dire que cela leur rapporte. Mais toutes les entreprises sont suspendues à leurs notes, pour bénéficier de conditions favorables d'accès aux marchés financiers.
    Acheter le document
  • ITN : Indice de transnationalité, moyenne des trois ratios : actifs à l'étranger/total des actifs, chiffre d'affaires à l'étranger/ chiffre d'affaire total, effectifs à l'étranger/effectif total.
    Acheter le document

Gouvernance globale : le deuxième souffle ?