Sommaire du numéro 44

Alternatives Internationales n° 44automne 2009 Peut-on encore éviter la prolifération nucléaire ?

 

Editorial

Actualité

Dossier - Peut-on encore éviter la prolifération nucléaire ?

Dossier - 1989 : vingt ans après, ce que l'Europe centrale attend de l'Union

Débats d'ailleurs

Dossier - Santé : quand les pauvres doivent assurer

  • A Pune, ville indienne de la région de Bombay, Nandakumar Rajeshirke ne regrette pas d'avoir acheté une assurance-santé à Uplift India, une ONG qui lui fournit aussi du microcrédit. Certes, 50 roupies (0,90 euro) par an pour chacun des membres de sa famille, c'était une somme. Mais en 2005, la femme de ce tailleur de pierres a dû subir une hysterectomie. Grâce à sa micro-assurance, il a payé 6 000 roupies une opération facturée 20 000 roupies (371 euros), soit le tiers de son revenu annuel.
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  • Bilan mitigé pour le Seguro Popular de Salud, le programme public d'assurance-santé pour les pauvres au Mexique. Lors de son lancement, en 2003, 60 % de la population étaient dépourvus de protection sociale. Objectif : atteindre la couverture universelle en 2011. La santé est un droit constitutionnel au Mexique. Mais à deux ans de l'échéance, de fortes inégalités demeurent, en dépit de l'importance des efforts consentis par le gouvernement. En 2009, 49 milliards de pesos (2,6 milliards d'euros) sont consacrés au Seguro Popular - 11,6 milliards de plus qu'en 2008. Soit 57,4 % du budget du secte (…)
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  • Chili Le privé en baisse (Barbara VIGNAUX)
    Chili Le privé en baisse (Barbara VIGNAUX)
    Au Chili, l'assurance-santé privée est née en 1981, dans le contexte de la politique néolibérale menée par le dictateur Augusto Pinochet. Un système très inégalitaire. Visant la demande solvable, les tout nouveaux Instituts de prévoyance-santé (Isapres), via leur politique tarifaire, sélectionnent de fait leurs adhérents en fonction de leurs revenus et du risque médical, tandis que le système public, sous-financé, continue à assurer une - faible - couverture pour les plus pauvres et les plus âgés. Avec le retour de la démocratie, la loi Auge, en 2005, a corrigé en partie les excès de ce systèm (…)
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  • En théorie gratuites, les structures publiques de soins, débordées, monnaient en réalité leurs services. Pour pallier ce problème, les ONG de microcrédit proposent des assurances-santé. Qui ne touchent cependant qu'une fraction des plus pauvres.

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  • Elvira Daclizon, petite femme de 42 ans qui tient une épicerie dans un quartier populaire de Manille, a été l'une des premières de son secteur à souscrire une micro-assurance de la Rural Bank of Talisayan (RBT). Il y a trois ans, elle a commencé à payer sa cotisation de 30 centimes d'euros par semaine. Elle avait pensé que cette sécurité sociale lui servirait pour ses vieux jours. Mais c'est l'un de ses deux enfants qui en a bénéficié le premier, frappé par une épidémie de dengue : sa fille a dû rester deux semaines à l'hôpital, ce qui a coûté l'équivalent de 300 euros à Elvira et à son mari, (…)
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  • Certes imparfait et dépendant de l'aide internationale, le système d'accès aux soins du pays des mille collines est exemplaire. Très éprouvé par les séquelles du génocide de 1994 et le sida, le pays vise la couverture universelle via les mutuelles.

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  • Dans le district reculé de Mbozi, au sud de la Tanzanie, disposer d'une ambulance quand l'hôpital est à des heures de marche n'est pas le moindre des avantages offerts aux 11 500 adhérents des Self Managed Community Health Funds. Outre la couverture à 90 % des frais d'hôpital et d'une part des frais de transport, ce réseau de 22 mutuelles rurales autogérées mis en place avec l'appui du Centre international de développement et de recherche (CIDR) offre la gratuité des soins dans les dispensaires de l'Etat. Pour une cotisation annuelle moyenne de 13 000 shillings par famille (environ 7 euros).
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  • L'existence des mutuelles favorise la diffusion des messages de prévention et contribue à l'amélioration de la qualité des soins. Mais elles ne touchent les plus démunis que lorsqu'elles bénéficient d'un soutien financier constant.

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Lectures

La chronique de Rony Brauman

  • Les organisations humanitaires sont sur la défensive. Expulsion de treize d'entre elles du Darfour en mars dernier, enlèvements et attaques de leur personnel en Somalie, suspension des activités nutritionnelles de Médecins sans frontières-France au Niger, difficultés d'accès aux victimes lors de l'assaut final contre la guérilla des Tigres à Sri Lanka... cette liste n'est pas exhaustive et l'inquiétude quant au rétrécissement de leur espace d'action se comprend. La tentation est grande, dès lors, de regrouper tous ces obstacles en un seul et d'opposer un présent hostile à un passé rayonnant. S (…)
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