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Algérie : la prison plus dorée que la rue

La première fois qu'une jeune fille de vingt ans s'est présentée dans un commissariat à l'automne 2012 en demandant à être incarcérée pour détention de drogue, certains Algériens ont pensé qu'elle avait juste un petit grain. En réalité, elle n'était peut-être que l'avant-garde d'un mouvement et l'incarnation d'un profond malaise social dans la jeunesse du pays, s'interroge le quotidien El Watan. Car en janvier dernier, deux jeunes hommes de la ville de Biskra ont exhibé devant la maréchaussée l'un quelques grammes de cannabis, l'autre un joint, exigeant d'être embastillés pour ces délits. Les forces de l'ordre ont contacté les familles, appelé des psychologues en renfort, tenté de dissuader les jeunes gens d'aller en prison... Mais rien n'y a fait. Ils ont dû être placés en détention préventive sur ordre du procureur.

Alternatives Internationales, n°58, page 24 (03/2013)
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