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Corée du Sud : coup d'état de grâces

Lee Myung-bak est un homme qui a le sens du pardon. Chef de l'État coréen jusqu'à l'élection présidentielle de décembre dernier à laquelles il ne pouvait se représenter, il a décidé d'accorder quelques grâces avant de lâcher le pouvoir. Cinquante-cinq au total, qui ont bénéficié à des prisonniers âgés ou étrangers, mais aussi, note l'agence Sina, à Chun Shin-il, l'un des amis personnels du président sortant et à Choi See-joong, l'un de ses plus proches alliés politique, tous deux accusés de corruption, ainsi qu'à Park Hee-tae, ancien président de l'Assemblée nationale et à Kim Hyo-jae, ex-conseiller du chef de l'État, lesquels avaient été condamnés pour achat de voix lors d'un scrutin interne au parti présidentiel. Charité bien ordonnée ne commence-t-elle pas par les siens mêmes ?

Alternatives Internationales, n°58, page 25 (03/2013)
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