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Accaparement des terres : qui dit pays sans loi, dit paysans lésés

La hausse des prix alimentaires et des matières premières pousse des entreprises et des États à investir dans le foncier, devenu une valeur refuge et rentable (lire Alternatives Internationales n° 56). Et ces investisseurs ne choisissent pas le lieu de leurs nouvelles propriétés en fonction du type et de la superficie des surfaces disponibles mais, bel et bien en fonction de l'absence de lois et d'institutions, dénonce Oxfam. Chiffres à l'appui, l'ONG démontre qu'entre 2000 et 2011, plus de la moitié des transactions ont été réalisées dans les vingt-trois pays les moins développés en terme de gouvernance. "Les conséquences peuvent être catastrophiques pour les communautés si ces transactions mènent à leur expulsion et les privent de leurs moyens de subsistance, sans consentement ni compensation", rappelle Jérémy Hobbs, directeur général d'Oxfam qui demande à la Banque mondiale de mettre en place une véritable régulation des transactions foncières.

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Alternatives Internationales, n°58, page 65 (03/2013)
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