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Ouganda : des échecs, une réussite

Au début, sincèrement, Phiona Mutesi n'en avait pas grand-chose à faire des tours, des cavaliers, des fous... Elle avait juste faim parce qu'elle vivait dans la rue et qu'elle avait neuf ans. Mais à force de venir chercher un repas au Sports Outreach Institute, elle a fini par observer les échiquiers sur lesquels des enfants accueillis par la mission chrétienne jouaient. Puis par s'y mettre aussi. Au point de devenir au fil des ans, championne internationale, et aujourd'hui, capitaine de l'équipe nationale féminine de son pays, raconte l'agence IPS. "J'aime les échecs parce qu'il faut savoir planifier. Comme dans ma vie d'avant. Lorsque tu habites dans un bidonville, tu dois toujours avoir un plan pour savoir comment tu vas manger le lendemain". Transmis à tous les champions en chambre. Et à leurs entraîneurs.

Alternatives Internationales, n°59, page 24 (06/2013)
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