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Marche pour la justice et la dignité

Céline Mouzon

Prévue depuis décembre, la marche pour la justice et la dignité prend une résonance particulière après le viol présumé de Théo, lors de son interpellation par des policiers le 2 février 2017, à Aulnay-sous-Bois. Initiée par des familles de victimes de violences policières, la marche, qui aura lieu le 19 mars1, dénonce les actes commis par des membres des forces de l'ordre, notamment contre des descendants de l'immigration coloniale et post-coloniale, et leur impunité. Elle pointe aussi l'accroissement de ces violences sous l'effet de l'état d'urgence.

L'appel, signé par des collectifs et association des quartiers populaires, comme la coordination Pas sans nous, est aussi soutenu par Attac, Droit au logement, Solidaires, etc. D'autres associations, comme la Ligue des droits de l'homme, appellent également à manifester ce jour-là, mais sur leur propre texte.

De son côté, le collectif Quoi ma gueule, mobilisé contre les contrôles au faciès, continue de faire tourner une pétition qui réclame la délivrance d'un récépissé lors des contrôles d'identité.

En savoir plus

(1) Départ à 14 h place de la Nation vers la République.

Alternatives Economiques, n°366, page 62 (03/2017)
Alternatives Economiques - Marche pour la justice et la dignité