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Les Intercités sur les rails

Vincent Grimault

Après deux ans d'incertitudes, le statut des lignes Intercités est désormais clarifié. Ces trains dits "d'équilibre du territoire" (TET), qui ne sont ni des TGV ni des TER, sont déficitaires, et leur avenir était incertain notamment en raison de la réforme des régions. L'Etat a finalement décidé de déléguer 18 lignes à six régions différentes et de garder la main sur les six autres lignes de jour, dont trois lignes dites "structurantes" (Paris-Toulouse, Paris-Clermont et Bordeaux-Marseille). Les trains de nuit, qui représentent 25 % du déficit des TET pour seulement 3 % des passagers, sont pour leur part supprimés, sauf sur les lignes Paris-Briançon et Paris-Rodez/La Tour-de-Carol.

Au total, l'Etat s'est engagé à investir 3,5 milliards d'euros d'ici à 2025. Il remplacera les rames des Intercités qu'il gère par du matériel Alstom neuf. Les régions qui ont touché un chèque en échange de la gestion des Intercités pourront pour leur part choisir des constructeurs différents pour leurs nouvelles rames.

Alternatives Economiques, n°365, page 31 (02/2017)
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